Symposium : « L’énurésie chez l’enfant »


Si on estime que « l’énurésie (faire pipi au lit) n’est pas en soi une maladie », il n’en demeure pas moins que « la prise en charge dès le début » de ce problème pouvant avoir un retentissement important sur la vie familiale, scolaire et sociale de l’enfant est « fortement recommandée».
Il est normal que les jeunes enfants mouillent leur lit pendant la nuit.

Mais au-delà d’un certain âge, souvent à partir de cinq ans, âge où l’enfant aurait acquis la propreté corporelle, faire pipi au lit de manière fréquente peu constituer un sérieux problème requérant un suivi et une prise en charge adaptée. Souvent associée à des troubles psychologiques chez l’enfant résultant de différents facteurs, l’énurésie peut résulter également d’un problème physiologique nécessitant un suivi médical. Pour débattre de ces questions et autres avancées par la recherche scientifique dans le domaine de la prise en charge de l’énurésie, un symposium médical, initié par les laboratoires Ferring, a été organisé jeudi à Constantine au profit des pédiatres et pédopsychiatres de la région. Définie comme étant « la miction involontaire, complète, active et inconsciente pendant la nuit chez les enfants de plus de cinq ans », l’énurésie nocturne est, selon le professeur Bouderda, médecin au CHU de Constantine, un problème sérieux à prendre en charge dès le début ». Et ce, a-t-elle soutenu, même si « dans 15% des cas celle-ci se résorbe d’elle-même ». Selon les explications des participants à ce symposium, « si toutefois les causes de l’énurésie ne sont pas totalement comprises » et sont souvent associées par les parents « dans 80% des cas à des troubles d’ordre psychologique », il n’en demeure pas moins que la maladie peut résulter également d’un problème pathologique nécessitant une prise en charge médicale ». Aussi, il est fortement recommandé de consulter un spécialiste, car la maladie peut résulter d’une « combinaison de différents facteurs ». « Il est important de cerner l’histoire morale de l’enfant, parce que l’énurésie peut être la résultante d’un mauvais traitement, d’un traumatisme, d’un stress ou d’un changement de mode de vie à l’image d’un divorce », a estimé Mme Bouderda, notant au passage que le facteur génétique et héréditaire est un des facteurs à prendre en considération. « Dans 77% des cas où les deux parents ont une histoire avec cette maladie, les enfants sont énurétiques ». Bref, statistiques à l’appui, résultats de recherches scientifiques sérieuses, la conférencière a indiqué que l’énurésie touche plus de 15% des enfants de plus de cinq ans et est fréquente notamment chez les enfants de sexe masculin. La prévalence de ce symptôme chez les enfants de plus de 8 ans est de 6%, alors qu’elle est de 1 à 2 % chez les adolescents. Selon des études réalisées au Royaume-Uni, l’énurésie est la maladie chronique la plus répandue après l’asthme, affectant plus d’un demi-million des 5-16 ans.
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Bonne lecture
Portez-vous bien
Françoise Soros

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