Œstrogènes dans l’incontinence urinaire chez la femme


L’incontinence urinaire correspond à la fuite d’urine au moment de l’apparition d’une toux ou de la pratique d’un exercice (incontinence urinaire à l’effort) ou après une forte impériosité incontrôlable d’uriner (incontinence urinaire impérieuse). Chez les femmes ménopausées, des niveaux d’œstrogènes bas peuvent jouer un rôle dans l’incontinence urinaire. La présente revue a trouvé 34 essais incluant plus de 19 000 femmes dont plus de 9 000 ont pris de l’œstrogène. La revue a trouvé qu’un nombre plus significatif de femmes ayant pris de l’œstrogène par voie locale (vaginale) contre l’incontinence ont signalé une amélioration de leurs symptômes par rapport à un placebo. Il n’y avait aucune preuve permettant de démontrer la persistance des effets bénéfiques d’un traitement œstrogénique local suite à l’arrêt du traitement, mais cela semble peu probable car un retour des niveaux d’œstrogènes naturellement bas aura été constaté chez les femmes. Les essais examinant l’administration systémique (orale) ont, en revanche, constaté que les femmes signalaient une aggravation de leurs symptômes urinaires. Ces preuves proviennent principalement de deux essais de très grande taille incluant 17 642 femmes incontinentes.

Sources : cochrane

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Françoise Soros

 

Oups ! Non aux fuites urinaires


Les troubles urinaires ne sont pas l’apanage des 4e et 3e âges: ils concernent 3 à 3,5 millions de femmes en France, dont 10% sont âgées de 20 à 30 ans.

Moins d’un tiers des femmes souffrant d’incontinence ose en parler à leur médecin ou leur gynécologue.

Cette réclame agace profondément Nadine. Tout comme celle-ci, mettant en scène une bande de femmes étonnamment joyeuses, heureuses de danser toutes ensemble sans raison apparente. À moins que ce soit le port d’une couche-culotte qui les mette dans cet état de transe collective.

Les protections : utiles, mais…

Pour les professionnels de santé, les publicités pour les protections posent également problème, mais pour une autre raison. «On a été ému par certaines publicités faisant état des couches comme si c’était la panacée. Les couches, oui, c’est une aide utile, soit de manière transitoire, soit après avoir envisagé toutes les autres possibilités en vain. Les protections ne sont qu’un dernier recours», insiste Christian Castagnola, urologue, vice-président délégué à la communication de l’Association des urologues de France, qui organise chaque année la semaine de la continence et propose des campagnes d’information pour le grand public.

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Descente d’organe : les symptômes


45% des femmes âgées entre 40 et 80 ans ont un risque d’être victime d’une descente d’organe.

Appelée également prolapsus, ce trouble est causé par le chute de l’utérus dans le bassin et malgré sa fréquence il reste tabou. Douleurs dans le dos, mal de ventre, constipation… Découverte des symptômes avec le Dr Elizabeth Paganelli, secrétaire générale du Syngof et gynécologue médicale à Tours.

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Descente d’organe : c’est quoi 
Le terme de prolapsus définit la descente d’un organe. Le prolapsus utérin correspond ainsi à la descente de l’utérus dans le petit bassin. Il peut s’associer à la descente du vagin, de la vessie, du rectum…
Quelles causes ? Un prolapsus survient lorsque les moyens de fixation de l’utérus font défaut : muscles releveurs du périnée, ligaments. Cet événement est favorisé par des grossesses répétées, un accouchement trop rapide ou s’étant accompagné de déchirures du périnée, la naissance d’un gros enfant, en particulier après un forceps.
La baisse des oestrogènes liée à la ménopause facilite également l’apparition d’un prolapsus génital en raison de la perte d’élasticité des tissus qu’elle induit. Un excès de poids, des facteurs familiaux représentent autant d’éléments prédisposants.

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Programme interactif de rééducation du périnée sur Wii


Le programme de rééducation du périnée Physiofun est un jeu de sport sur console Wii

Des multiples jeux et différents exercices sont proposés. Nécessite juste quelques notions d’anglais.

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L’incontinence urinaire de la femme


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Handicap social fréquent, l’incontinence urinaire de la femme a beaucoup bénéficié d’une meilleure compréhension de ses mécanismes physiopathologiques et de l’amélioration des traitements envisageables.
Le diagnostic essentiellement clinique repose sur un interrogatoire méticuleux et un examen physique réalisé dans de bonnes conditions.
Les différents examens complémentaires seront utilisés en fonction du contexte.
Dans l’ensemble peu invasifs, ils permettent une compréhension idéale du dysfonctionnement, pouvant proposer d’emblée le traitement le plus adapté.
De prise en charge multidisciplinaire, l’incontinence relève de traitements médicamenteux, chirurgicaux ou rééducatifs, permettant dans l’immense majorité des cas de faire disparaître un symptôme invalidant.
Ces progrès diagnostiques et thérapeutiques doivent inciter les différents partenaires de santé à évoquer cette pathologie le plus librement possible avec les femmes pour éviter que ce handicap reste un tabou dont le coût en matière de santé publique est loin d’être négligeable.

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Françoise Soros

Description du Périnée ou plancher pelvien féminin


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Le périnée est l’ensemble des parties molles qui ferment en bas, l’excavation pelvienne. Il supporte les viscères en position orthostatique (debout).

Le « diaphragme pelvien principal  » est formé par les deux muscles releveurs de l’anus en avant, par les muscles ischio-coccygiens en arrière et par les aponévroses de ces muscles.

Chaque muscle releveur de l’anus est formé de deux parties :
– une partie externe, sphinctérienne, qui réalise une sangle autour du rectum dont elle est constrictrice.
– une partie interne, élévatrice, dont les fibres partent du pubis, croisent l’urètre supérieur en lui envoyant des expansions, s’accolent étroitement aux parois latérales du vagin à son tiers moyen et se terminent sur le noyau fibreux central du périnée.
Elles permettent l’ouverture du canal anal et surtout jouent un rôle majeur dans la statique pelvienne.

Chaque muscle releveur est innervé par une branche collatérale du plexus honteux.

(La suite avec la physiologie est en préparation)

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Françoise Soros

Image : Wikipédia
Source : « Guide pratique de rééducation uro-gynécologique – Odile Cotelle

Contrôler une envie pressante d’uriner en un seul clic


Un sphincter artificiel commandé et alimenté en énergie à distance via la technologie Bluetooth

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Contrôler une envie subite de faire pipi via un téléphone, c’est l’idée de cet ingénieur de l’École polytechnique, Sami Hached.

Cet appareil viendrait remplacer le petit muscle en forme d’anneau qui contrôle l’ouverture et la fermeture du conduit de la vessie: le sphincter.

Chez près de 10 % des Canadiens, selon ­Statistique Canada, ce muscle est défaillant et est incapable de retenir l’urine adéquatement: c’est l’incontinence urinaire.

Sami Hached, doctorant en génie électrique à l’École Polytechnique, a consacré sa thèse à la quête d’une solution pratique et non douloureuse pour ces milliers de personnes.

Et au terme de près de cinq ans de recherche acharnée, il a mis au point trois prototypes de sphincters électroniques. Le plus sophistiqué est commandé et alimenté en énergie sans fil, grâce à la technologie Bluetooth.

«Ce sont des sphincters intelligents qui n’ont pas besoin de contact mécanique pour fonctionner, qui protègent vos organes et font attention à votre intimité», explique M. Hached.

«C’est particulièrement pratique pour les personnes à mobilité réduite ou qui vivent en région éloignée, précise le chercheur. Le médecin vous rend visite dans votre salon. Oui. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est la réalité!», se ­réjouit-il.

Pour en savoir plus sur cette invention : Aller aux toilettes en un seul clic

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Françoise Soros

Le bon usage des traitements des infections urinaires


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Avant de traiter, il faut avant tout définir si la personne souffre d’une infection urinaire compliquée ou non compliquée, soit avec ou sans facteur de risque.

Il s’agit pour la grande majorité des patientes venant consulter pour des cystites aiguës simples, souffrant de brûlures mictionnelles, de pollakiurie, d’une sensibilité sus-pubienne, avec des urines troubles, sans fièvre. Les femmes jeunes ont toutes les chances de faire une infection urinaire, quelles soient en situation de stress ou de fatigue, du fait du port de vêtements trop serrés, d’utilisation de tampons vaginaux trop volumineux, d’épisodes de constipation, d’épisodes de la vie sexuelle ou d’erreurs dans l’hydratation ou la fréquence mictionnelle.

 Les infections urinaires compliquées concernent certains groupes à risque.
– Les enfants, les hommes, les femmes enceintes, les femmes très âgées, en particulier celles en maison médicalisée, et parmi elles les patients non autonomes. Dans ce groupe, on retrouve également les patientes souffrant de pathologies de l’arbre urinaire: lithiase, reflux vésico-urétéral, malfaçon de type bifidité urétérale, duplication de la voie excrétrice, tumeur pelvienne ou vésicale…

Les infections urinaires dites compliquées peuvent être liées au terrain particulier du patient sur lequel elles surviennent : – – diabète, insuffisance rénale, geste chirurgical récent et notamment manoeuvre endoscopique sur la voie urinaire, hospitalisation pouvant évoquer le risque d’une infection nosocomiale. On retrouve dans ce groupe les patientes déjà traitées mais présentant de nouveau un épisode infectieux pour lequel il faudra définir s’il s’agit de rechute ou de récidive.

La prescription

Les infections urinaires non compliquées s’appuient sur un diagnostic clinique. L’identification de l’infection urinaire se fait par simple bandelette urinaire.
 L’examen cytobactériologique des urines (Ecbu) n’étant pas nécessaire dans ce contexte. 
Les bandelettes urinaires, lorsqu’elles traduisent la présence de leucocytes et de nitrites, témoignent de l’infection. Négatives, les bandelettes sont synonymes, dans plus de 94% des cas, d’absence d’infection.
 L’utilisation des bandelettes réactives, peu coûteuses, devrait se généraliser au cabinet médical pour la mise en route du traitement probabiliste sans aucun délai.

Le traitement court est la règle sous la forme d’un traitement monodose  ou d’un traitement sur 3 jours. Ces traitements courts, en diminuant la dose totale d’antibiotiques absorbés, diminuent le risque de résistance induite et sont mieux tolérés.
Les résistances d’Escherichia coli aux différentes molécules ayant tendance à augmenter, il serait dommage d’accroître ce risque pour une pathologie somme toute bénigne.
 Les infections urinaires, dites compliquées, nécessitent un Ecbu dont les résultats permettront éventuellement de corriger le traitement mis en place d’emblée.
La durée du traitement dépend du diagnostic.
Des vaccins sont régulièrement proposés, en particulier contre Escherichia coli. Certains d’entre eux faisant actuellement l’objet d’essais cliniques.

Le suivi

En cas de reprise de l’infection urinaire après le traitement initial, il faut différencier les rechutes des récidives, car la stratégie est différente.
Les rechutes sont considérées comme telles quand la symptomatologie reprend moins d’un mois après l’épisode initial. On peut considérer ces infections comme un échec du traitement ou une mauvaise adhérence à la thérapeutique proposée. Il faut revoir le traitement, le reprendre et s’assurer que la prescription est suivie.
Les récidives concernent des épisodes d’infections urinaires survenant plus d’un mois après l’épisode initial. Ils correspondent à une nouvelle infection urinaire.
Si une patiente fait moins de 4 épisodes d’infection urinaire par an, ceux-ci peuvent être assimilés à des infections urinaires non compliquées qui seront traitées en tant que telles.
Quand le nombre des épisodes dépasse 4 par an, ces cystites récidivantes entrent dans le cadre des infections urinaires compliquées. Il faut alors toujours envisager un Ecbu pour adapter l’antibiotique, mais surtout pratiquer un bilan clinique et éventuellement une exploration complémentaire afin d’éliminer une cause ( infection génitale, constipation opiniâtre, diverticule colique, polype, tumeur de vessie…) selon le contexte. 
L’Ecbu de contrôle doit toujours être réalisé après 3 semaines d’arrêt thérapeutique.
Dans les infections urinaires basses et surtout récidivantes, comme on peut le voir en cas de cystite chronique chez la femme, ou d’infections urinaires chez les sujets porteurs d’une vessie neurogène, des traitements prolongés discontinus peuvent être proposés.
Ces traitements peuvent être associés avec de jus de cranberry (Vaccinium macrocarpon) selon les recommandations de l’Afssa (avril 2006), cette baie contenant de la proanthocyanidine agit sur la muqueuse vésicale en diminuant l’adhésivité des bactéries au niveau de la muqueuse vésicale.

A dire aux patients :

Il faut lutter contre les habitudes urinaires et inciter à des mictions régulières, même en l’absence d’envie réelle. 1 miction toutes les trois heures dans la journée apparaît s’imposer.
Il faut lutter aussi contre la constipation opiniâtre et toute pathologie défécatoire. Les infections génitales, les leucorrhées, les infections à Chlamydiae sont de possibles facteurs de risque.
L’utilisation de volumineux tampons vaginaux peut entraîner des macérations et surtout des compressions de l’urètre qui favorisent l’infection urinaire. Il faut également éviter l’usage de produits agressifs pour les toilettes vaginales.
Les produits alcalins ont tendance à détruire la flore saprophyte et à modifier l’équilibre de cette flore. Par ailleurs, la vessie est très compliante, et la capacité vésicale peut progressivement s’accroître pour atteindre 1 litre. Dans ce cas, la femme peut se contenter d’accéder aux toilettes pour une miction matinale et une miction nocturne. Or le colibacille se multiple toutes les vingt minutes, ce qui favorise les infections urinaires récidivantes..

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Source : Impact Médecine