Description du Périnée ou plancher pelvien féminin


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Le périnée est l’ensemble des parties molles qui ferment en bas, l’excavation pelvienne. Il supporte les viscères en position orthostatique (debout).

Le « diaphragme pelvien principal  » est formé par les deux muscles releveurs de l’anus en avant, par les muscles ischio-coccygiens en arrière et par les aponévroses de ces muscles.

Chaque muscle releveur de l’anus est formé de deux parties :
– une partie externe, sphinctérienne, qui réalise une sangle autour du rectum dont elle est constrictrice.
– une partie interne, élévatrice, dont les fibres partent du pubis, croisent l’urètre supérieur en lui envoyant des expansions, s’accolent étroitement aux parois latérales du vagin à son tiers moyen et se terminent sur le noyau fibreux central du périnée.
Elles permettent l’ouverture du canal anal et surtout jouent un rôle majeur dans la statique pelvienne.

Chaque muscle releveur est innervé par une branche collatérale du plexus honteux.

(La suite avec la physiologie est en préparation)

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Françoise Soros

Image : Wikipédia
Source : « Guide pratique de rééducation uro-gynécologique – Odile Cotelle

Contrôler une envie pressante d’uriner en un seul clic


Un sphincter artificiel commandé et alimenté en énergie à distance via la technologie Bluetooth

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Contrôler une envie subite de faire pipi via un téléphone, c’est l’idée de cet ingénieur de l’École polytechnique, Sami Hached.

Cet appareil viendrait remplacer le petit muscle en forme d’anneau qui contrôle l’ouverture et la fermeture du conduit de la vessie: le sphincter.

Chez près de 10 % des Canadiens, selon ­Statistique Canada, ce muscle est défaillant et est incapable de retenir l’urine adéquatement: c’est l’incontinence urinaire.

Sami Hached, doctorant en génie électrique à l’École Polytechnique, a consacré sa thèse à la quête d’une solution pratique et non douloureuse pour ces milliers de personnes.

Et au terme de près de cinq ans de recherche acharnée, il a mis au point trois prototypes de sphincters électroniques. Le plus sophistiqué est commandé et alimenté en énergie sans fil, grâce à la technologie Bluetooth.

«Ce sont des sphincters intelligents qui n’ont pas besoin de contact mécanique pour fonctionner, qui protègent vos organes et font attention à votre intimité», explique M. Hached.

«C’est particulièrement pratique pour les personnes à mobilité réduite ou qui vivent en région éloignée, précise le chercheur. Le médecin vous rend visite dans votre salon. Oui. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est la réalité!», se ­réjouit-il.

Pour en savoir plus sur cette invention : Aller aux toilettes en un seul clic

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Françoise Soros

Le bon usage des traitements des infections urinaires


médicament

Avant de traiter, il faut avant tout définir si la personne souffre d’une infection urinaire compliquée ou non compliquée, soit avec ou sans facteur de risque.

Il s’agit pour la grande majorité des patientes venant consulter pour des cystites aiguës simples, souffrant de brûlures mictionnelles, de pollakiurie, d’une sensibilité sus-pubienne, avec des urines troubles, sans fièvre. Les femmes jeunes ont toutes les chances de faire une infection urinaire, quelles soient en situation de stress ou de fatigue, du fait du port de vêtements trop serrés, d’utilisation de tampons vaginaux trop volumineux, d’épisodes de constipation, d’épisodes de la vie sexuelle ou d’erreurs dans l’hydratation ou la fréquence mictionnelle.

 Les infections urinaires compliquées concernent certains groupes à risque.
– Les enfants, les hommes, les femmes enceintes, les femmes très âgées, en particulier celles en maison médicalisée, et parmi elles les patients non autonomes. Dans ce groupe, on retrouve également les patientes souffrant de pathologies de l’arbre urinaire: lithiase, reflux vésico-urétéral, malfaçon de type bifidité urétérale, duplication de la voie excrétrice, tumeur pelvienne ou vésicale…

Les infections urinaires dites compliquées peuvent être liées au terrain particulier du patient sur lequel elles surviennent : – – diabète, insuffisance rénale, geste chirurgical récent et notamment manoeuvre endoscopique sur la voie urinaire, hospitalisation pouvant évoquer le risque d’une infection nosocomiale. On retrouve dans ce groupe les patientes déjà traitées mais présentant de nouveau un épisode infectieux pour lequel il faudra définir s’il s’agit de rechute ou de récidive.

La prescription

Les infections urinaires non compliquées s’appuient sur un diagnostic clinique. L’identification de l’infection urinaire se fait par simple bandelette urinaire.
 L’examen cytobactériologique des urines (Ecbu) n’étant pas nécessaire dans ce contexte. 
Les bandelettes urinaires, lorsqu’elles traduisent la présence de leucocytes et de nitrites, témoignent de l’infection. Négatives, les bandelettes sont synonymes, dans plus de 94% des cas, d’absence d’infection.
 L’utilisation des bandelettes réactives, peu coûteuses, devrait se généraliser au cabinet médical pour la mise en route du traitement probabiliste sans aucun délai.

Le traitement court est la règle sous la forme d’un traitement monodose  ou d’un traitement sur 3 jours. Ces traitements courts, en diminuant la dose totale d’antibiotiques absorbés, diminuent le risque de résistance induite et sont mieux tolérés.
Les résistances d’Escherichia coli aux différentes molécules ayant tendance à augmenter, il serait dommage d’accroître ce risque pour une pathologie somme toute bénigne.
 Les infections urinaires, dites compliquées, nécessitent un Ecbu dont les résultats permettront éventuellement de corriger le traitement mis en place d’emblée.
La durée du traitement dépend du diagnostic.
Des vaccins sont régulièrement proposés, en particulier contre Escherichia coli. Certains d’entre eux faisant actuellement l’objet d’essais cliniques.

Le suivi

En cas de reprise de l’infection urinaire après le traitement initial, il faut différencier les rechutes des récidives, car la stratégie est différente.
Les rechutes sont considérées comme telles quand la symptomatologie reprend moins d’un mois après l’épisode initial. On peut considérer ces infections comme un échec du traitement ou une mauvaise adhérence à la thérapeutique proposée. Il faut revoir le traitement, le reprendre et s’assurer que la prescription est suivie.
Les récidives concernent des épisodes d’infections urinaires survenant plus d’un mois après l’épisode initial. Ils correspondent à une nouvelle infection urinaire.
Si une patiente fait moins de 4 épisodes d’infection urinaire par an, ceux-ci peuvent être assimilés à des infections urinaires non compliquées qui seront traitées en tant que telles.
Quand le nombre des épisodes dépasse 4 par an, ces cystites récidivantes entrent dans le cadre des infections urinaires compliquées. Il faut alors toujours envisager un Ecbu pour adapter l’antibiotique, mais surtout pratiquer un bilan clinique et éventuellement une exploration complémentaire afin d’éliminer une cause ( infection génitale, constipation opiniâtre, diverticule colique, polype, tumeur de vessie…) selon le contexte. 
L’Ecbu de contrôle doit toujours être réalisé après 3 semaines d’arrêt thérapeutique.
Dans les infections urinaires basses et surtout récidivantes, comme on peut le voir en cas de cystite chronique chez la femme, ou d’infections urinaires chez les sujets porteurs d’une vessie neurogène, des traitements prolongés discontinus peuvent être proposés.
Ces traitements peuvent être associés avec de jus de cranberry (Vaccinium macrocarpon) selon les recommandations de l’Afssa (avril 2006), cette baie contenant de la proanthocyanidine agit sur la muqueuse vésicale en diminuant l’adhésivité des bactéries au niveau de la muqueuse vésicale.

A dire aux patients :

Il faut lutter contre les habitudes urinaires et inciter à des mictions régulières, même en l’absence d’envie réelle. 1 miction toutes les trois heures dans la journée apparaît s’imposer.
Il faut lutter aussi contre la constipation opiniâtre et toute pathologie défécatoire. Les infections génitales, les leucorrhées, les infections à Chlamydiae sont de possibles facteurs de risque.
L’utilisation de volumineux tampons vaginaux peut entraîner des macérations et surtout des compressions de l’urètre qui favorisent l’infection urinaire. Il faut également éviter l’usage de produits agressifs pour les toilettes vaginales.
Les produits alcalins ont tendance à détruire la flore saprophyte et à modifier l’équilibre de cette flore. Par ailleurs, la vessie est très compliante, et la capacité vésicale peut progressivement s’accroître pour atteindre 1 litre. Dans ce cas, la femme peut se contenter d’accéder aux toilettes pour une miction matinale et une miction nocturne. Or le colibacille se multiple toutes les vingt minutes, ce qui favorise les infections urinaires récidivantes..

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Françoise Soros

Source : Impact Médecine

Joaquín Albarrán, pionnier de l’urologie


Pionnier de l’urologie, premier chirurgien en France, à pratiquer la prostatectomie par voie périnéale, Joaquín María Albarrán y Domínguez est né à Sagua-Grande à Cuba le 9 mai 1860. 

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Pionnier de l’urologie, Albarran aura été le premier chirurgien en France à pratiquer la prostatectomie par voie périnéale. En 1908, il publia une série statistique de plus de cent cas avec une mortalité inférieure à deux pour cent ; les résultats éloignés étaient favorables et la guérison complète dans la totalité des cas. Cette technique a été abandonnée au profit des abords antérieurs ou des voies endoscopiques. 

Albarran a aussi développé une méthode expérimentale de l’exploration de la fonction rénale qui sera dénommée plus tard « épreuve ou test d’Albarran ». Il améliora aussi la cystoscopie en inventant le levier d’Albarran qui permet une plus grande précision des mouvements du cystoscope pendant le cathétérisme de l’uretère. Enfin, Il décrivit, conjointement avec Halle, le Bacillus pyogènes appelé par la suite Bacterium Coli. 
Lire l’article original sur legeneraliste
Le saviez-vous ?

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Françoise Soros
Photo : capture écran

La Kétamine, drogue du viol et quand la vessie pleure !


Le sujet abordé est celui de la consommation de Kétamine et de ses conséquences sur le système vésical.

Consommée à long terme et de façon régulière, cette drogue peut altérer la muqueuse de la paroi vésicale induisant des troubles vésicaux graves et irréversibles.

Bad trip

Découverte en 1962 mais utilisée en pratique clinique qu’en 1970
La kétamine est un produit utilisé en anesthésie humaine et vétérinaire.
C’est un hallucinogène 

En tant qu’usage « détourné » donc illicite, c’est aussi  :

  • la drogue « de la rue », la drogue « du viol »

Habituellement vendue sous forme de poudre, de comprimés ou de capsules. 

Parfois appelée Special K, drogue de club, K, KitKat, Kchai..
A noter que dans de nombreux pays, la kétamine est considérée
comme un stupéfiant pouvant entraîner des troubles graves

 Important  :  la kétamine est inodore et sans saveur et facile à dissoudre dans un liquide, elle peut être glissée discrètement dans une  boisson sans être décelée

Quel est l’impact de cette substance sur la vessie ?

La Kétamine, en « usage détourné donc illicite » peut, en plus de lésions cérébrales entraîner des désordres vésicaux du nom de « ketamine bladder syndrome » associés ou non :
– plaies de la vessie et/ou fibrose
– difficulté pour uriner (dysurie)
– douleurs pelviennes
– urgences mictionnelles
– cystites interstitielle
– sang dans les urines (hématurie)..

Un article paru sur halifaxcourier lance un message d’alerte
concernant ces produits toxiques.

La police de West Yorkshire note une augmentation notable de jeunes ayant des problèmes de vessie
suite à la prise de ces produits dopants kétamine et méphédrone.
Le « ketamine bladder syndrome » est un phénomène relativement récent
puisque les premiers symptômes sont apparus en 2007 dans toute la superficie du globe.
Au cours de ces dernières années, aussi bien en Europe, en Asie, au Canada,
aux Etats-Unis et plus récemment le Royaume Uni, les cliniciens ont affirmé avoir soigné des jeunes toxicomanes pour ces troubles graves et qui, dans certains cas, présentaient des dommages irréversibles de la vessie.*

Et « Les symptômes peuvent persister jusqu’à un an ou plus après que la personne cesse d’utiliser la kétamine »

Ne pas oublier que son utilisation est illicite et réprimée par la loi française. Inscrite sur la liste des stupéfiants depuis 1997.

Si votre adolescent présente des épisodes d’incontinence alors que ce n’est pas son habitude, il est primordial d’établir un dialogue  avec lui et de consulter un professionnel de santé.

Pensez à tous les inconvénients qu’engendre la prise de ces stupéfiants. 

Pas que du rêve, en fin de compte !

Sources :

Crédit photo : flickr – damienroudeau

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Françoise Soros

Cancer de la prostate : le comment et le pourquoi des examens


Messieurs, vous allez consulter pour votre prostate et vous savez à peu prés comment cela se passe.
Mais le pourquoi de cet examen : le savez-vous ?
Cette vidéo pourra vous aider dans vos questionnements.

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Françoise Soros

 

Pollakiurie, nycturie, urgenturie, hyperactivité vésicale


La saviez-vous ?

Pipi Interdit !

Certains termes de documents médicaux ou d’articles glanés sur le web sont souvent bien difficiles à comprendre.

En voici certains :

  • Pollakiurie diurne : augmentation de la fréquence mictionnelle dans la journée.
  • Nycturie : besoin d’uriner réveillant le patient. La nycturie doit être différenciée de la « fréquence mictionnelle nocturne » qui correspond à la totalité des mictions nocturnes à partir du moment où le patient se couche mais sans tenir compte de la notion de réveil.
  • L’urgenturie (urgence mictionnelle) est le désir soudain, impérieux et fréquemment irrépressible d’uriner. Il ne s’accompagne souvent que d’une quantité urinée modérée voire faible.
  • L’hyperactivité vésicale est définie comme un trouble associant une urgenturie avec ou sans incontinence et souvent associée à une pollakiurie et à une nycturie. *

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Françoise Soros

* Manuel Pratique d’urogynécologie (Masson))