Incontinence urinaire et sexualité au féminin masculin


Les troubles urinaires, puisqu’ils touchent les parties génitales peuvent avoir des incidences sur les rapports sexuels, en particulier l’incontinence urinaire. Souffrir d’incontinence urinaire lors d’un rapport sexuel peut provenir de plusieurs origines :

1. En premier lieu, elle peut être le résultat d’une insuffisance sphinctérienne liée à une incontinence d’effort. La pression urétrale défaillante, dans le cas d’une incontinence d’effort, empêche le maintien du canal de l’urètre fermé lors d’efforts, c’est la raison pour laquelle changer de position lors d’un rapport sexuel ou l’acte de pénétration seul peut provoquer des fuites urinaires.
2. En second lieu, elle peut provenir d’une contraction anarchique du muscle de la vessie, appelé détrusor, cette contraction est due à l’émotion qui peut provoquer l’incontinence par instabilité vésicale. 
3. Enfin, il existe des cas limités de fuites qui surviennent au moment de l’orgasme, c’est ce qu’on appelle un paroxysme émotionnel, tout comme la peur ou le fou rire peuvent provoquer une perte partielle du contrôle du cerveau sur certaines parties du corps, incluant le contrôle de la vessie.

De plus l’incontinence urinaire peut également provoquer un blocage psychologique. Ainsi, chez certains hommes qui souffrent d’incontinence urinaire consécutivement à une opération de la prostate, quelques-uns sont trop honteux pour avoir des relations sexuelles, de peur de laisser s’écouler de l’urine dans le vagin de leur partenaire. Ces hommes souffrent alors d’un blocage et n’osent que très rarement en parler, ne serait-ce qu’à leur épouse.

Pour les femmes, la situation est similaire, avoir une fuite urinaire pendant l’acte sexuel peut s’avérer très incommodant, à la fois pour elle et pour son partenaire. Certaines femmes croient alors, et à tort, souffrir d’un blocage sexuel. Ce n’est en fait pas du tout le cas, puisqu’il s’agit simplement d’une réticence due à la crainte d’une fuite urinaire. Le fait est que la paroi avant du vagin est très proche de l’urètre, le canal par où s’écoule l’urine. Le pénis, durant la pénétration, stimule cette région et la fait gonfler, car excitée. L’effet indésirable apparaissant alors est un faux besoin d’uriner. Cela est simplement le signe d’une excitation au plus haut degré. Il n’est donc pas conseillé d’arrêter ou d’interrompre l’acte sexuel, mais bien au contraire de continuer jusqu’à la jouissance car ce faux besoin d’uriner indique la jouissance proche. Et pour celles qui ont encore un doute, il suffit d’uriner avant l’acte afin de vider complètement la vessie.

Les conséquences d’une incontinence urinaire pendant les relations sexuelles peuvent être dramatiques. La plupart des femmes ont évidemment honte et ont l’impression d’être salie, de ne plus être désirable voire même d’être malodorante. C’est pourquoi il est important de bénéficier d’un suivi à la fois psychologique et sexologique. D’autant que l’incontinence est très souvent associée au vieillissement, ce qui provoque chez certaines femmes un sentiment de honte, elles ne se sentent plus féminines. Il faut donc en parler, avec ses proches si possible, ou sinon se rendre dans des associations spécialisées afin d’éviter à tout prix le repli sur soi, résultat de la peur du regard des autres.

Le dialogue est donc primordial lorsqu’on souffre d’incontinence urinaire lors des relations sexuelles. Bien sûr, il n’est pas facile d’en parler avec quiconque, car le sujet est particulièrement intime, et on se sent honteux. Un médecin représente donc l’interlocuteur préféré, il est là pour dédramatiser et conseiller, le premier conseil à donner, c’est d’uriner juste avant un rapport sexuel. Un médecin pourra également diagnostiquer la cause de l’incontinence, à condition toutefois d’en parler suffisamment tôt avec lui. Et pour celles qui n’avaient pas eu de réponse adaptée ou de traitement approprié il y a quelques années, n’hésitez pas à consulter à nouveau car les progrès médicaux pour traiter l’incontinence sont réels. Il est tout à fait possible de retrouver un appareil urinaire efficace et compatible avec une vie amoureuse. La première chose à faire, c’est bel et bien d’oser en parler !

L’urine peut paraître sale alors qu’en fait elle ne l’est pas du tout, c’est un liquide stérile, parfaitement propre. Elle aide d’ailleurs à nettoyer l’urètre, après un rapport sexuel, et à le débarrasser d’éventuelles bactéries qui seraient apparues. Ces bactéries, si elles ne sont pas éliminées, vont remonter dans la vessie, se développer et provoquer une infection. C’est pourquoi il est nécessaire d’uriner après un rapport sexuel, même si le besoin ne se fait pas ressentir : c’est une mesure d’hygiène importante, loin d’être romantique mais indispensable. Car des infections urinaires récurrentes vont amoindrir le désir et l’envie de faire l’amour.

Pour celles qui font l’amour et afin d’éviter les accidents au cours des rapports sexuels, des solutions simples existent, il suffit de vider la vessie avant un rapport, de privilégier les changements de position lents, de ne pas hésiter à consulter un urologue qui pourra prescrire un traitement médicamenteux. Il est également possible de faire de la rééducation et des exercices pour renforcer le périnée. Enfin et avant toute chose, discuter de l’incontinence, de ses conséquences, des sentiments éprouvés, des peurs ressenties est un moyen indispensable et incontournable de gérer ce trouble.

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Françoise Soros

Source : Un autre regard sur l’incontinence

 

 

Qu’est-ce qu’une rectocèle ?


Dans le terme « rectocèle« , nous trouvons le prefixe « rect » en référence au rectum et le  suffixe « cèle » signifiant cavité, hernie. Une rectocèle est donc une hernie du rectum.
La rectocèle survient essentiellement chez la femme et se manifeste par une saillie plus ou moins importante au niveau de la vulve. La constatation d’une rectocèle de petite taille (moins de 2,5 cm) est courante et sans aucune gêne fonctionnelle.
Cette distension de la paroi vaginale est décelée par l’examen clinique et aussi par la patiente elle-même. Cette  hernie provoque une poussée en avant (protrusion) de la paroi vaginale postérieure (appelée aussi colpocèle postérieure).

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Françoise Soros

 

Des envies pressantes ! Que peut-on faire ?


Urgence, envies pressantes, urgenturie, impériosité, des termes qui conduisent au même résultat : « un besoin brusque et difficilement contrôlable d’uriner ». Forme bien particulière d’incontinence urinaire.

Voici un article qui vient de paraître de Jean-Yves Nau. Dans lequel, il explique  le fonctionnement de ce symptôme appelé aussi « hyperactivité vésicale ». Vous y trouverez des conseils pour gérer plus facilement votre quotidien.
Lire l’article de Jean-Yves Nau  :  Que faire en cas d’envies pressantes

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Françoise Soros

Prolapsus des organes pelviens


C’est quoi un prolapsus ?
C’est une descente des organes pelviens qui se produit lorsque les muscles du plancher pelvien  sont affaiblis ou endommagés et ne peuvent plus soutenir ces organes.

L’utérus est le seul organe qui peut descendre dans le vagin.

Lorsque la vessie et les intestins sont descendus, ils font pression contre les parois du vagin mais ne descendent pas dans le vagin.Le prolapsus est une situation qui peut causer beaucoup d’inconfort et de détresse.Toutefois, il est important de noter que le prolapsus des organes pelviens n’est pas uniquement réservé aux «personnes âgées ». La moitié des femmes qui consultent ont entre 30 et 60 ans. Mais beaucoup de femmes ne présentent pas de symptômes.

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Le Prolapsus est aussi appelé : utérin, utéro-vaginal, génital , urogénital ou prolapsus de la paroi vaginale.

Quels sont les types de prolapsus 
Il existe différents types de prolapsus qui peuvent survenir dans la région pelvienne et  sont divisés en trois catégories selon quelle région du vagin est affectée : région antérieure de la paroi vaginale, région postérieure ou vers le haut du vagin. Il est possible de cumuler plus d’un type de prolapsus.

1- Prolapsus de la partie antérieure de la paroi vaginale :
Cystocèle ou prolapsus de la vessie
Urétrocèle ou prolapsus de l’urètre

2- Prolapsus de la partie postérieure de la paroi vaginale :
Rectocèle ou prolapsus du rectum ou du gros intestin
Entérocèle  ou prolapsus de l’intestin grêle

3- Prolapsus du dôme vaginal
Prolapsus utérin

Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?
Grossesse et accouchement
Le vieillissement et la ménopause
L’obésité, les fibromes ou les  tumeurs
La toux chronique
Le port de poids
Antécédents de chirurgie pelvienne

Comment gérer le quotidien avec un prolapsus ?
Vivre avec un prolapsus est un combat permanent, tant sur le plan émotionnel que sur le plan physique. Voici quelques conseils qui pourront vous aider dans votre quotidien :
Évitez de rester debout pendant de longues périodes.
Faites des poses en position semi allongée dans la journée
Prévenir ou corriger la constipation
Pratiquez les exercices de Kegel pour renforcer votre plancher pelvien. Cela peut vous aider à maintenir les organes en place dans la région pelvienne. Contractez vos muscles pelviens comme si vous essayiez d’empêcher l’urine de couler ou de retenir un gaz. Comptez jusqu’à 10 en maintenant la contraction, détendez-vous, puis répétez. Essayez de faire au moins trois séries de 10 contractions par jour

Traitements
Il existe différentes possibilités pour traiter un prolapsus, comme la rééducation périnéale, les ovules vaginaux, les pessaires et les interventions chirurgicales.
La chirurgie
Bien que l’hystérectomie soit encore couramment réalisée chez des femmes ayant une descente d’organe  il existe de nombreuses  techniques chirurgicales disponibles. Seul votre médecin pourra les proposer en fonction  de votre état, du type spécifique de votre prolapsus et surtout de votre détermination. La chirurgie peut être réalisée par une incision abdominale, par voie laparoscopique (à travers une petite incision dans le ventre) ou du vagin. Le but de la chirurgie est de repositionner les organes et les fixer dans les tissus environnants.

Questions à poser à votre médecin :
Quel type de prolapsus puis-je avoir ?
Peux t’il continuer à se dégrader ?
Quel est le taux de réussite du traitement ?
Quels sont les avantages et les risques potentiels ?
Quel traitement ou quelle chirurgie me conseillez-vous et pourquoi ?
Quelles sont les options de traitement si je veux encore avoir des enfants ?
Quelles sont les conséquences du traitement sur ma fonction sexuelle ?
Combien de temps après le traitement, puis-je reprendre mes activités quotidiennes ?

En fonction des réponses apportées à vos questions et votre acceptation ou non de cette gêne, vous êtes seule juge de décider de la suite à donner. Tout en ayant à l’esprit, qu’une descente d’organes est une atteinte à votre féminité. Un jour ou l’autre, vous vous déciderez certainement à franchir le cap de l’intervention.

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Françoise Soros

 

Reconnaître une vessie hyperactive


La vessie hyperactive est un trouble insuffisamment diagnostiqué alors que des traitements existent.
Aussi, voici une excellente brochure pour vous aider dans le diagnostic de vos symptômes. Elle a été élaborée par Novartis en association avec le Docteur Annette Kuhn, présidente de la Société suisse de l’incontinence (Swiss Incontinence Society).

Vous y trouverez :

  • des questions pour aider au diagnostic de la vessie hyperactive
  • des questions pour éliminer d’autres causes des symptômes des voies urinaires
  • un algorithme de traitement
  • des exemples de patients présentant une vessie hyperactive
  • un agenda urinaire quotidien

Cliquer sur l’image pour accéder à la brochure (format pdf)

Brochure vessie hyperactive

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne lecture

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Françoise Soros

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Urgences urinaires, ne courez-plus, des solutions existent


L’incontinence urinaire concernerait près de 2 à 3 millions de personnes de tous âges en France. En l’absence de prise en charge, les fuites d’urine peuvent s’aggraver et même contraindre la personne à l’isolement.

  • Tous les ans, l’Association Française D’Urologie (AFU) organise la Semaine de la Continence Urinaire pour informer le public sur les troubles de la continence urinaire et les différents traitements.
  • Les thèmes abordés seront les suivants : 
    • Place de l’urgenturie dans l’incontinence urinaire
    • La prise en charge médicale de l’incontinence urinaire par urgenturie
    • L’urgenturie de l’homme : une affaire de spécialiste

Un moyen de sensibiliser le public pour préserver la continence urinaire tout au long de sa vie.

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La Semaine de la Continence a lieu du 7 au 12 avril 2014

  • Le thème de la semaine de la continence est pour cette année : l’urgenturie qui se distingue par des envies impérieuses difficilement contrôlables pouvant résulter par des fuites urinaires. L’urgenturie est précédée par un besoin urgent d’uriner.
  • L’incontinence urinaire par urgenturie existe à tout âge, aussi bien chez la femme que chez l’homme. D’où la nécessité de s’informer et de consulter soit le médecin référent soit l’urologue.

Pour en savoir plus  :

 

 

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Françoise Soros

(Photo Flickr : enricomaioli)

Besoin urgent de faire pipi : que peut-on faire ?


« La vie m’a appris une chose : quand il y a urgence, il faut parfois savoir ne pas se presser. » [ Christian Blanc ]

Pour rejoindre la citation de Christian Blanc, j’ajouterais qu’il est « tout à fait possible de mieux gérer la situation » et nous allons voir comment.

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Deux contextes sont cependant différents dans cette situation à savoir :

  • Etre à l’extérieur
  • Etre chez soi

La possibilité de mieux gérer de façon active ces besoins urgents peut s’acquérir, en dehors d’une instabilité vésicale qui se manifeste par une urgence mictionnelle avec mictions fréquentes (plus de 8 fois/24h), incontinence et besoin de se lever la nuit pour uriner.

1- Peut-on à la maison, gérer ces envies pressantes ?

Le chez-soi est un lieu où l’on devrait se sentir en sécurité or la « vessie » a besoin d’être dans un climat de confiance et de sérénité pour bien fonctionner (en dehors de tout contexte organique). Le stress, l’inquiétude, le fait de ne pas prendre son temps pour aller aux toilettes, etc sont des facteurs favorisant les envies pressantes.

La vessie est un organe qui « pompe » toutes nos émotions.

Oui, il est possible de lutter contre ces besoins urgents  :

  • Par exemple ne pas se dire « je n’ai pas le temps, j’irai plus tard ». Il arrivera un moment où la vessie sera comme une « montgolfière » et alors là, vous ne pourrez pas retenir !
  • Eviter de boire des quantités de liquides importantes. Il est préférable de boire souvent dans la journée par petites quantités. Siroter votre eau plutôt que boire à la bouteille.
  • Si malgré tout, une envie pressante survenait, pas de panique, vous êtes chez vous. Respirez un bon coup, si besoin est, asseyez-vous et vous verrez que votre vessie sera à même de vous écouter. Elle se calmera quelques instants, le temps de vous permettre d’arriver aux toilettes.

Surtout ne vous précipitez pas au pipi-room car plus vous allez vous énerver, plus la vessie va suivre votre rythme. Et là, risque d’inondation !

2- Peut-on à l’extérieur, gérer ces envies pressantes ?

C’est un combat un peu plus difficile. Vous êtes dans l’angoisse de la fuite à la recherche d’endroits pour soulager vos envies.

  • Y a t-il des toilettes à cet endroit ? Vont-elles être à peu près propres ?
  • Vais-je avoir le temps d’y arriver ? Pleins d’interrogations vous envahissent.

Aussi pour réussir à gérer vous confronter à l’extérieur sans trop de difficultés, il est bon de vous entrainer à la maison calmement. Ne pas retenir trop longtemps, respirer…

Et si besoin, une rééducation périnéale chez un kinésithérapeute spécialisé pourra vous aider à franchir le cap.

Le syndrôme du « paillasson » ou celui de la clef (envies urgentes accentuées en arrivant chez soi) ne seront plus qu’un mauvais souvenir.

Pour vous aider, il existe une application pour smartphone qui répertorie les différentes toilettes de votre ville : « Où sont les toilettes ? » (Toilet Finder) en téléchargement sur Softonic

Tenez-bon. Vous allez y arriver !

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Françoise Soros