Périnée et sport : prudence


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Périnée et sport : prudence

Certaines pratiques mettent à rude épreuve le périnée par un phénomène mécanique simple : les sauts, les impacts répétés ou encore la contraction des abdos augmente la pression intra-abdominale. Une pression qui se répercute sur le périnée, socle inférieur de notre abdomen. Le risque ? La survenue d’une incontinence à l’effort ou, pour le dire plus simplement, ces quelques gouttes qui mouillent la culotte durant le running.
S’il est vrai que le risque augmente avec l’âge et le nombre de grossesses, être jeune ou ne jamais avoir eu d’enfant ne garantit pas non plus une protection absolue. Quelle que soit la tranche d’âge, le sport peut multiplier de trois à cinq le risque d’incontinence urinaire à l’effort et ce pour toutes les pratiquantes. Enfin, le fait d’être régulièrement constipée est un autre facteur de risque car les efforts pour aller à la selle fragilisent le périnée.

Source : http://www.ilosport.fr/sante/articles/sportives-protegez-votre-perinee/
Photo : pixabay

Portez-vous bien et à bientôt
Françoise Soros

Description du Périnée ou plancher pelvien féminin


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Le périnée est l’ensemble des parties molles qui ferment en bas, l’excavation pelvienne. Il supporte les viscères en position orthostatique (debout).

Le « diaphragme pelvien principal  » est formé par les deux muscles releveurs de l’anus en avant, par les muscles ischio-coccygiens en arrière et par les aponévroses de ces muscles.

Chaque muscle releveur de l’anus est formé de deux parties :
– une partie externe, sphinctérienne, qui réalise une sangle autour du rectum dont elle est constrictrice.
– une partie interne, élévatrice, dont les fibres partent du pubis, croisent l’urètre supérieur en lui envoyant des expansions, s’accolent étroitement aux parois latérales du vagin à son tiers moyen et se terminent sur le noyau fibreux central du périnée.
Elles permettent l’ouverture du canal anal et surtout jouent un rôle majeur dans la statique pelvienne.

Chaque muscle releveur est innervé par une branche collatérale du plexus honteux.

(La suite avec la physiologie est en préparation)

Bonne lecture
Portez-vous bien
Françoise Soros

Image : Wikipédia
Source : « Guide pratique de rééducation uro-gynécologique – Odile Cotelle

Place de l’IRM fonctionnelle dans la pathologie du plancher pelvien


L’IRM ou Imagerie par résonance magnétique est un examen complémentaire, très performant, dans la compréhension de la physiopathologie des troubles de la statique pelvienne.

IRM

Imagerie par résonance magnétique

Le but de l’IRM est la réalisation de séquences dynamiques proches des conditions naturelles permettant d’etudier la trophicité de la musculature pelvienne, les prolapsus et autres pathologies en pré-opératoire. En post-opératoire, cet examen permet d’évaluer les résultats, de comprendre les échecs ou d’évaluer les récidives  : 20 à 30% de récidives entre 5 et 10 après chirurgie.

Les troubles de la miction sont rencontrés chez 30% des femmes après la ménopause. Actuellement, de plus en plus de femmes jeunes consultent pour des troubles mictionnels.  Ces troubles peuvent se présenter sous forme de diverses symptomatologies conduisant à consulter des spécialistes différents et conduisant à des avis différents.

Le prolapsus pelvien est une atteinte complexe pluri comportementale, ce qui peut expliquer les échecs de la chirurgie où les récidives.

L’examen IRM permet d’étudier la statique et la dynamique pelvienne et va donc essayer d’établir une corrélation radio-clinique. Il comporte deux temps pour une durée de 20 minutes :

  • Une phase statique
  • Une phase dynamique pour laquelle la patiente doit effectuer une retenue en contraction plus une phase de de repos et ensuite des poussées en évacuation. Chaque séquence durant 15 secondes.

L’examen est réalisé sans injection de produit de contraste et non à jeun. Il requiert l’opacification par gel du vagin et du rectum.

Grâce à des repères anatomiques très bien visualisés, le radiologue peut apprécier et mesurer les différents prolapsus et les quantifier. Cette étude permettra donc de poser et d’orienter les indications chirurgicales.

Tout  acte chirurgical du périnée devrait bénéficier d’une IRM pelvienne dynamique au préalable.

Merci pour votre visite  et à bientôt
Françoise Soros

Le texte à été rédigé par le Docteur Corinne Verdier-Slawinski, radiologue, que je remercie pour la qualité de son analyse en références aux :

  • Professeur J.P Rouanet – Nice
  • Docteur S. Novellas, radiologue – Nice

Saint-Gaudens. Pour soigner le pelvis et le périnée


Les équipes du centre hospitalier Comminges Pyrénées s’organisent pour proposer aux patients et aux patientes une nouvelle offre de soins coordonnée, centrée sur le pelvis et le périnée. (1)

Toute personne qui ressent des difficultés ou des fuites urinaires ou fécales, une sensation de descente d’organe, des problèmes proctologiques, gynécologiques ou urologiques, des douleurs pelviennes ou périnéales, des troubles d’ordre sexuel, etc… est concernée.

Lire : (1) Saint-Gaudens. Pour soigner le pelvis et le périnée – 19/04/2014 – LaDépêche.fr.

Merci pour votre visite.
Françoise soros

La rééducation du périnée : en quoi consiste t’elle ?


Un grand nombre de femmes font de la musculation pour tonifier leur silhouette.
La rééducation prescrite en cas de fuites urinaires obéit au même principe, puisqu’elle vise à renforcer les muscles qui soutiennent la vessie.

Rééducation du père inné (Francois Ville)

Mais le périnée et non le « Père inné », c’est quoi ?

Le périnée correspond à une région qui constitue le plancher du petit bassin, c’est-à-dire la région du bassin où se trouvent les organes génitaux externes (vulve chez la femme), et l’anus. Cette région se présente différemment chez la femme, et chez l’homme. Cette zone du périnée, de nature fibreuse, permet le soutien des organes génitaux internes (utérusvagin). (selon Vulgaris)

Quels sont les exercices à faire au quotidien

En attendant de consulter votre gynécologue ou votre médecin généraliste, vous pouvez déjà faire quelques petits exercices dans la journée comme par exemple :

  • Le pipi-test (et non le pipi-stop) qui consiste à arrêter volontairement (en une seule fois) le jet urinaire au début de la miction.

Je vous conseille de ne le faire que de temps en temps afin de tester vos possibilités musculaires.

  • Surtout ne le pratiquez pas si vous êtes sujette à des infections urinaires ou si vous présentez une vessie instable. L’arrêt du jet pourrait couper l’envie d’uriner et favoriser un résidu susceptible de déclencher une infection urinaire.
  • Si vous présentez une vessie instable, vous pouvez tenir  » un calendrier mictionnel  » où vous noterez, chaque jour, les horaires et quantités des mictions, les prises et la nature des boissons et les horaires et circonstances des fuites.

Lorsque vous avez un petit moment tranquille, assise en position de détente, vous pouvez répéter plusieurs fois les exercices suivants :

  • Contractez pendant quelques secondes comme pour retenir une envie d’uriner, puis relâcher .
  • Contractez quelques secondes comme pour retenir une envie d’aller à la selle.
  • Contractez la musculature vaginale, serrez, puis relâchez.

Il est préférable de tenir la contraction le plus longtemps possible. Par exemple, en comptant jusqu’à 10.
La seule difficulté est de ne pas contracter vos abdominaux en même temps.

 Comment se déroulent les séances de rééducation ?

Voici votre premier rendez-vous chez le rééducateur. Inquiète ? Rassurez-vous, rien d’effrayant.
Entre nous, adressez-vous de préférence à un professionnel qui pratique la rééducation périnéale.
Avant d’entreprendre la première séance de rééducation, deux phases me paraissent importantes :

  • Une phase d’écoute afin que vous puissiez exprimer les raisons de votre démarche combien difficile.
  • Une phase d’explication sur le travail rééducatif qui va être fait ensemble

Pourquoi « ensemble » ? Parce qu’une rééducation avec une prise en charge individuelle va permettre de vous guider, de vous rassurer et de vous encourager dans vos efforts.
Voici en quoi consiste le traitement rééducatif qui peut associer différentes techniques.

La rééducation manuelle avec :

  • Rééducation au doigt qui permet de prendre conscience de la musculature périnéale par un contrôle vaginal manuel à un doigt du rééducateur qui joue le rôle de la sensibilité et de rétro-information

La rééducation sur appareil avec choix des deux méthodes suivantes :

  • Electrostimulation, méthode passive utilisée lorsque la musculature périnéale est insuffisante (une petite sonde est introduite dans le vagin) à l’aide d’un courant électrique provoquant une contraction réflexe et indolore des muscles environnants).
  •  Biofeedback, méthode active qui permet de renforcer la musculature et qui enregistre les contractions dont l’intensité apparaît sur une échelle lumineuse.

En général, 10 à 20 séances maximum suffiront à vous redonner du tonus. Ces séances sont remboursées par la Sécurité sociale.
Il est cependant conseillé de faire un peu d’entretien, comme pour toute musculation, les années suivantes au rythme par exemple de 10 séances par an.
Pour la rééducation périnéale, il est préférable d’avoir votre sonde personnelle que votre médecin ou votre kinésithérapeute pourra vous prescrire et qui est intégralement remboursée par votre Caisse d’assurance maladie.

A noter que la rééducation périnéale du post-partum se pratique chez une sage-femme dans les 90 jours qui suivent l’accouchement. Au bout de ces 90 jours, c’est au kinésithérapeute d’entrer en action selon la loi..

Articles conseillés :

Bonne lecture

Merci pour votre passage et excellente journée
Françoise Soros

 

Incontinence urinaire chez les femmes sportives


Les tabous ont la vie dure, surtout chez les femmes sportives de haut niveau, plongées dans un univers de tradition masculine, tournées vers la performance . Elles sont loin d’exprimer à leurs soignants (pas toujours prêts à leur écoute) ces fuites déshonorantes.
Il en est de même pour les femmes pratiquant un « sport de loisir » comme le démontre l’étude ci-dessous. 

Un petit sondage en fin d’article vous attend. Merci de prendre quelques minutes de votre temps, pour y répondre

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Une étude épidémiologique (1) à propos de 100 cas faite par le Service d’urologie du Centre Hospitalier de Mons (Belgique) est fort instructive sur l’incontinence urinaire chez les personnes sportives.

L’analyse épidémiologique de l’incontinence urinaire, réalisée chez cent femmes pratiquant un « sport loisir » à raison de 1 à 2 fois par semaine et non dans le cadre d’une compétition , a révélé :
Une fréquence extrêmement élevée de 31% de déficiences sphinctériennes à 34 ans.

Un interrogatoire extrêmement détaillé a permis de constater que certains éléments pouvaient contribuer de manière significative à l’incontinence.
L’âge, le nombre et le déroulement des accouchements, la kinésithérapie du post-partum, les sports pratiqués, les circonstances des pertes, les changements de sport apparaissent comme des éléments dont il faut tenir compte dans le mécanisme de l’incontinence urinaire d’effort.

Il n’apparaît pas clairement que les antécédents , urologiques, neurologiques ou l’existence d’une irritabilité urétrale, un temps de miction allongé ou l’existence d’une pollakiurie aient une influence majeure sur l’incontinence des sportives.

  • La moyenne d’âge des femmes interrogées était de 29,7 années.
  • La moyenne d’âge pour les femmes continentes était de 27,6 années et 34,7 années pour les femmes incontinentes.

Bien que 50% des femmes ayant accouché présentaient de l’incontinence, 25% des nullipares en présentaient également !

Parmi les femmes sportives incontinentes, 65% n’avaient pratiqué que de la kinésithérapie abdominale en post-partum.
23% de ces patientes pratiquent le jogging et 18% ont changé de sport en raison de leur affection.

La prise en charge précoce de ces problèmes est quasi inexistante pour des raisons multiples. Ceci doit certainement nous inciter à informer davantage les jeunes femmes de l’existence fréquente de ce problème et des remèdes non agressifs qu’en tout intelligence elles pourraient utiliser préventivement.

Conclusion toute personnelle :

  • Bien que cette étude ne soit pas récente, la problématique reste quasi la même en 2014 et il serait important que les médecins prennent le temps d’informer davantage les jeunes femmes ! 
  • Si vous avez des adolescentes, n’hésitez-pas à leur conseiller en langage simple, de contracter de temps en temps leur périnée. Même chose pour les adolescents..
  • Veiller à vous préserver d’une descente d’organes (prolapsus) que le sport intensif pourrait favoriser si votre périnée manque de tonicité. Ce sera l’objet d’un prochain article.

Testons un peu notre vessie : 

 

Articles complémentaires :

Merci pour votre passage et excellente journée
Françoise Soros

Sources
(1) A.J. Thierry, M.Neerdal